Portrait d'artiste...


Enfant, Christèle rêve de nature et de découverte. Elle passe des heures à dessiner son environnement au pastel.
La vie la guide vers des contrées lointaines et des horizons divers. Elle parcourt le monde (USA, Autriche, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Jordanie, Irlande, Mexique, Canada, Mali, Cameroun, Indonésie...)
Après des études à l’école des Beaux-arts, elle suit une formation de décoratrice au Centre National de Lille. Elle travaille ensuite pour les Galeries Lafayette et différentes marques prestigieuses. Un mariage, des enfants, Christèle ne trouve plus le temps de créer.
En 2001, sa vie bascule le jour où sa soeur lui commande un tableau d’après la photographie d’un paysage breton découpée dans un journal. Elle s’exécute sur le champ et termine la toile le jour même. La solitude de l’atelier fait ressurgir les souvenirs de l’enfance. Le plaisir éprouvé lors de la réalisation de cette oeuvre l’incite à changer de voie. À l’âge de trente-cinq ans, elle décide enfin de vivre de son art.
Sa carrière progresse rapidement. Elle participe à de nombreux salons en France et à l’étranger.
Artiste plasticienne, Christèle façonne la matière en utilisant des techniques mixtes (huile, collage, feuille d’or, papier marouflé, résine, enduit quartz, pigment coloré, céramique, pierre semi-précieuse…) Symbolistes et abstraites, ses toiles associent la tradition de l’art ancien (tribal, aborigène, chamaniste, hindouiste, bouddhiste…) aux leçons de l’art moderne.
Spiritualité, musique, écriture, poésie, architecture, l’inspiration de Christèle se veut riche et multiple. L’artiste nous invite à voyager dans le temps, aux origines du monde. Elle se tourne vers la profondeur et l’authenticité des arts ethniques pour contrebalancer la superficialité de la société moderne. Ses oeuvres aspirent à l’essentiel, à faire ressurgir des sensations primaires sous la forme d’un message universel.


Voici ce qu’elle dit de son art :
« J’aurais voulu être bergère, musicienne ou danseuse, je suis peintre…Ma peinture parle à la fois d’encrage et d’évasion, de profondeur et d’arborescence car mon histoire personnelle à fait de moi une déracinée. Je suis allée chercher l’origine de mon questionnement en des terres lointaines. Là ou aujourd’hui l’occident s’interroge, les nations premières offrent des réponses. Mes inspirations ethniques sont un antidote visuel, sinon viscéral à notre monde quotidien dominé par la machine. Je suis une esthète et par définition « Tendre au Beau »  est une source intarissable, la nature elle-même nous l’offre pour qui veut bien comprendre l’invitation.
L’acte de peindre est la dernière étape de ma créativité, celui ou je pose le travail du ressenti et de l’analyse. Le rapport parfois charnel avec le support et la matière me rassure, grâce à une technique élaborée au fil des années.
 Je m’intéresse à explorer la matière comme un chercheur d’or, à confronter la forme et le matériau comme un architecte, à faire vibrer les couleurs comme un musicien ses notes, la couleur est vibration, l’univers est vibration, tel un chef d’orchestre, je suis en recherche d’harmonie… Je compose mon châssis blanc comme un poète assemble les mots qui s’aiment pour trouver enfin le parfait  équilibre tel un funambule sur le fil de sa vie.
L’œuvre en elle-même devient « le voyage », profond, intérieur, intime et à la fois universel. Elle est un partage généreux et une  façon de nous donner envie de s’ouvrir aux différences pour mieux nous rappeler la notre, celle d
’être à l’origine, tous des créateurs. »